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Rencontre avec une femme de lettres : Gaëlle Josse

vendredi 14 décembre 2018, par Mme Chagnon

Jeudi 13 novembre 2018 rencontre des classes de 1re L et de seconde Littérature & Société avec l’écrivain Gaëlle Josse.
Les élèves ont lu Les heures silencieuses, court roman inspiré par le tableau du peintre hollandais du XVIIe siècle Emmanuel De Witte, Intérieur avec une femme jouant de l’épinette.

Retour sur la rencontre des 2de EE Littérature & Société avec GAELLE JOSSE

Sa façon d’écrire
Le jeudi 13 Décembre, nous avons eu l’honneur de rencontrer Gaëlle Josse au cours d’un entretien portant sur sa vie en tant qu’auteur ainsi que sur son livre, Les Heures Silencieuses.
Nous avons posé bon nombre de questions sur sa façon d’écrire et sur les méthodes qu’elle utilisait. Elle nous a expliqué qu’elle ne se fixait pas forcément d’objectif par jour ou par semaine, mais qu’elle préférait simplement écrire quand l’inspiration lui venait. Elle ne s’était pas préparée à l’écriture en échafaudant une structure très précise ou en organisant toute l’histoire à l’avance. Il y avait des jours où elle pouvait ne rien écrire, comme des jours où elle pouvait écrire, parfois deux pages, parfois quinze pages. En ne se fixant aucune règle précise, aucun objectif, Gaëlle Josse est plus spontanée dans son écriture, elle ne veut pas « écrire pour écrire ».
Quand nous lui avons demandé si elle avait été touchée par le syndrome de la page blanche, elle a répondu que grâce aux méthodes qu’elle utilisait, sans avoir à se forcer, elle n’avait pas rencontré ce problème. Quand elle n’était pas inspirée, elle n’écrivait simplement pas. Au total, Gaëlle Josse aura mis près d’un an à écrire Les Heures Silencieuses.
Oceane, Ninon, Eva et Alicia

L’origine de son premier roman
A l’origine, avant même d’avoir découvert le tableau qui sert d’image à la première de couverture, Gaëlle Josse avait déjà énormément d’idées de romans en tête. Et c’est cette peinture d’Emmanuel de Witte qui a été l’élément déclencheur de l’histoire de son premier livre Les heures silencieuses. Plus qu’un élément déclencheur, ce tableau a été une inspiration pour l’écriture du roman, sous la forme d’un journal intime, qui dévoile la vie de l’héroïne de dos sur ce tableau.
L’auteur a notamment retranscrit ses passions à travers cet ouvrage dont la navigation et la musique font partie.
Cela nous amène à conclure que ce livre n’aurait jamais vu le jour sans la découverte du tableau, mais qu’avec ou sans ce tableau, Gaelle Josse aurait publié un livre pour exprimer les idées qu’elle avait. Le roman obtenu aurait été totalement différent mais elle en aurait finalement publié un.
Viviane, Elisabetta et Margaux

Le cheminement du manuscrit jusqu’à sa parution
Une fois le manuscrit des Heures silencieuses achevé, Gaëlle Josse a sélectionné quelques éditeurs adaptés au thème de son livre, car un écrivain débutant envoie ses textes à différents éditeurs. Lorsqu’un éditeur est intéressé par le livre, il propose un contrat qui détermine le pourcentage que l’auteur percevra sur chaque vente et fait parfois une avance. Une relation de confiance se tisse alors entre l’auteur et l’éditeur, qui participe lui aussi à la conception de l’œuvre. En effet, l’éditeur donne son avis sur le texte et suggère éventuellement des modifications. Le livre de Gaëlle Josse n’en a, quant à lui, reçu aucune, seulement quelques corrections orthographiques d’usage.
Ensuite, l’esthétique du livre est travaillée par un maquettiste et un graphiste qui organisent sa mise en page et choisissent une illustration attrayante et représentative pour la première de couverture. Quant au titre, parfois proposé par l’éditeur, il est primordial, souvent déterminant dans la réussite finale. En effet, tout doit donner envie au lecteur d’acheter l’ouvrage. Enfin, le livre est produit et mis en vente ; s’en suit une phase de promotion dont l’auteur peut se charger lui-même s’il le souhaite.
Erwan, Anthony et Théo

Pourquoi écrire sous forme de journal ?
Gaëlle Josse souhaitait avant tout ne pas se donner de limite sur ce livre qui comptait beaucoup pour elle. Elle a commencé à écrire sans plan et sans structure, ce qui lui a permis d’écrire en toute liberté. En l’écrivant sous forme de journal, elle permettait au lecteur de lire tout du point de vue du personnage principal de l’histoire, ce qui est plus simple. De plus, son personnage est solitaire. La forme du journal permet de faciliter la confidence et d’organiser la compréhension du contexte historique ainsi que de la chronologie des événements.
Fanta, Esther et Awa

L’influence du tableau
Lors de notre rencontre avec Gaëlle Josse, auteur des Heures Silencieuses, nous avons été frappées par l’importance du tableau pour cette dernière. Nous avons appris que c’est en découvrant par hasard ce tableau sur internet, alors qu’elle se documentait sur la musique dans les arts et particulièrement dans la peinture, qu’elle a eu une révélation.
A la vision de ce tableau, l’auteur a ressenti des sensations étranges, comme si le tableau était une porte ouverte à son imagination. Elle a été intriguée par cette drôle de femme de dos, cette autre qui nettoyait la poussière ou encore ce monsieur élégant. Elle a alors eu « envie de devenir une petite souris pour se faufiler dans la maison et découvrir ses secrets ». Qui est donc cette fameuse femme le dos tourné ?
De là, tout est venu. L’inspiration et tous les détails de cette histoire qui trottait dans sa tête depuis de nombreuses années sans pour autant pouvoir la nommer et l’imaginer. Les détails ont surgi. L’époque est venue la première : fin du XVIIe siècle. Gaëlle Josse est passionnée par la navigation, ce siècle lui a rappelé les grandes explorations des Hollandais à travers le monde. Ensuite, de cette femme mystérieuse est née l’héroïne, forte, courageuse et indépendante.
Julie, Maellys et Mathilde