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100 Leçons de Littérature

mardi 6 avril 2021, par Mme Chagnon

100 Leçons de Littérature : masterclass avec Alexandre Seurat

Organisées par la région, les 100 leçons de littérature valorisent la rencontre entre les lycéens et les auteurs, pour aborder la littérature à la fois contemporaine et classique.

Mardi 23 mars 2021, trois classes du lycée ont ainsi rencontré l’écrivain Alexandre Seurat.

Alexandre Seurat le 23 février 2021

La 2de3, la 2de1 et un groupe de 1re spécialité HLP (Humanités, Lettres et Philosophie) l’ont accueilli avec quelques surprises : les porte-parole de la 2de1 lui ont lu son portrait chinois, qu’ils avaient composé suite à leur rencontre avec le bibliothécaire du Vésinet venu leur présenter l’auteur. Ensuite les représentants de la 2de3 ont présenté à tous "Alexandre Seurat en neuf mots". Enfin, plusieurs élèves de HLP ont lu à voix haute des extraits de ses œuvres.

Acceuil d’A. Seurat par les 2de
Portrait chinois d’A. Seurat

Alexandre Seurat a pris la parole après cet accueil et les élèves ont découvert pendant une quarantaine de minutes la réflexion de l’auteur sur son métier et l’écriture ainsi que ce que représente pour lui la littérature.

Une centaine d’élèves réunis pour Cent leçons de littérature

Voici ce que les élèves de première ont retenu de la rencontre avec Alexandre Seurat :

Qu’est-ce que l’écriture selon Alexandre Seurat ? Comme une pulsion, l’écriture permet de réagir à la violence et de la donner à voir. Elle incarne un espoir de justice de manière symbolique mais arrive après coup. Ainsi, la littérature est une sorte de métaphore du procès. Selon l’auteur, la fonction de l’écrivain est de porter à la lumière ce que personne ne voit. Nous avons été étonnés par les propos de l’auteur qui s’opposent à la vision commune de la fonction de l’écriture quant à l’effet thérapeutique de celle-ci. En effet, pour Alexandre Seurat, écrire n’est pas synonyme de guérir. D’autre part nous avons été séduites par la dimension autobiographique de ses œuvres en particulier la référence au deuil personnel dans son ouvrage Petit frère.
Mélanie, Elisa, Salomé et Emilie

Ce qui nous a surpris, ce fut le discours d’Alexandre Seurat sur ses raisons d’écrire. En effet, il s’est exprimé sur la fonction thérapeutique de l’écriture, en disant qu’elle était absente chez lui. Cela nous a beaucoup étonnés car cela rentre en contradiction avec beaucoup de grands auteurs célèbres. D’autant plus au vu des sujets personnels de ses romans, que l’on imaginait facilement être des moyens pour lui de se débarrasser de fardeaux intérieurs.
A contrario, nous avons aussi été très intéressés quand il a exprimé qu’il écrivait en réaction à un sentiment de douleur. Que ce soit personnel comme un deuil ou non, ou bien comme avec la découverte d’un faits divers terrifiant.
Parmi les sujets qui nous ont également intéressés, il y a le fantasme judiciaire : Alexandre Seurat se rêve à faire le procès de son aïeul ayant collaboré pendant la seconde guerre mondiale. C’est un procès symbolique car irréalisable qu’il décrit comme s’opposant à Dieu. Il évoque en lien à cela que l’écrivain est coupable d’évoquer les non-dits, qui eux même découlent d’une culpabilité.
Bref, c’était sympa !

Yona, Anna, Lucas, Hélène, Dimitri

La principale idée que nous avons retenue du discours d’Alexandre Seurat est qu’il écrit pour son propre plaisir et depuis son plus jeune âge. Dans son roman La Maladroite, il n’écrit pas pour rendre justice mais pour raconter les faits d’une histoire vraie. De plus, nous avons été étonnées par le fait qu’il s’oppose à l’idée, répandue dans la société, qui affirme que la littérature répare le monde et permet de se guérir soi-même. Selon lui, écrire est plutôt une nécessité et n’a pas forcément d’effet thérapeutique comme le pense la majorité. Il nous a également expliqué que ses inspirations étaient variées, comme Nathalie Sarraute ou Jean Genet, mais qu’il aime aussi diversifier ses activités artistiques, avec le dessin par exemple. Nous avons retenu qu’il tient notamment un cahier, qu’il a toujours sur lui, et dans lequel il note toutes ses idées soudaines. Nous avons été impressionnées par cette créativité et son travail passionné. Enfin, il nous a dit que la publication était pour lui un moment tant redouté qu’attendu, car il avait peur de la réaction des personnes directement concernées dans ses récits.
Violette, Ophélie, Clara, Anaëlle, Maëlys

Durant cette rencontre, Alexandre Seurat nous a donné sa propre définition et sa vision de ce qu’est la littérature pour lui. Pour de nombreux auteurs, la littérature a un effet thérapeutique et cherche à agir sur la société. Alexandre Seurat ne pense pas que la littérature ait des effets bénéfiques, il écrit pour réagir à des chocs. Cela lui permet d’analyser la violence subie, l’écriture devient donc nécessaire dans la douleur. Selon lui, écrire est un acte individualiste et il ne cherche pas à satisfaire le voyeurisme du public. La littérature peut aussi permettre de faire justice après un drame, une justice symbolique par les mots. L’écrivain arrive après coup à chaque fois malgré sa volonté d’arrêter le temps et d’éviter le drame comme avec l’écriture deLa Maladroite.
Dans ses romans, Alexandre Seurat aborde le thème de la culpabilité et de la trahison, des thèmes qui hantent l’auteur avant de les écrire. Alexandre Seurat n’écrit donc pas poursuivre la vie des autres, une vie qu’il ne pourra jamais vivre mais il écrit pour cherchant une résonance de sa propre vie dans les vies des autres. Enfin, l’écrivain nous a partagé son point de vue et ses ressentis au sujet de la publication de ses œuvres. Il nous a expliqué que lorsque son livre devient un objet public, il commencée à s’inquiéter du regard des gens concernés par son roman. Entendre la (re)définition de la littérature expliquée par Alexandre Seurat nous a permis de porter un nouveau regard sur ses romans.

Léonie, Keren, Marie Adélie

Le Mardi 23 mars dernier, nous avons eu la chance de rencontrer l’auteur Alexandre Seurat. Il est venu nous faire une Leçon de littérature : il nous a donc parlé de ses œuvres ainsi que du point de vue qu’il porte sur la littérature en général.
Tout d’abord, ce qui nous a étonnées au long de cette rencontre, c’est sa vision sur la littérature, il pense que celle-ci n’est pas faite pour guérir, pas faite pour sauver la planète. Il pense justement qu’écrire est une nécessité dans les "drames de l’existence", mais qu’elle n’est pas une source de guérison, ce qui nous a surprises car on retrouve beaucoup le thème de la culpabilité ainsi que le thème de la famille dans ses quatre œuvres. Puis, ce qui nous a intéressées, c’est sa manière d’introduire le rôle de l’auteur selon sa propre expérience. Il nous a expliqué que, pour lui, un écrivain était une personne qui portait à la surface les violences invisibles. Il endosse même le rôle de faire justice de façon posthume.
Il a aussi une manière d’écrire très intéressante, puisqu’il commence plusieurs projets d’écriture à la fois. Il les continue tour à tour. Il avait d’ailleurs terminé les premières versions de ses quatre romans édités bien avant de réussir à être publié, puisqu’il nous a expliqué que la publication est un long cheminement, aux nombreuses émotions, comme le stress ou encore le doute.
Alexandre Seurat aura aussi réussi à susciter en nous certaines émotions, à travers sa volonté de donner une voix aux autres, surtout à ceux qui ne le peuvent plus. Il s’identifie aux non-dits et à la violence étouffée.

Sarah, Romane, Aziza, Victoire

Ce que nous avons retenu de la rencontre avec Alexandre Seurat, c’est que chaque histoire fait l’objet d’une réflexion labyrinthique. Ce qui nous a étonnés, c’est la démarche qu’il entreprend, qu’elle soit personnelle, artistique ou éditoriale. Assailli de doutes, parfois de culpabilité, il écrit en réaction à un choc extrait d’un fait divers comme d’un secret familial.
Ce qui nous intéressés, c’est sa vision de la littérature et du métier d’auteur. Il fait l’éloge de ses influences majeures tout en critiquant certains de ses collègues contemporains.
Ce qui nous a émus, c’est le fait qu’à travers ses ouvrages, il livre une vision personnelle, parfois décousue, d’histoires funestes et moroses. Il révèle des fragments intimes de souvenirs, de regrets et d’incertitudes.

Jules, Lily, Ambroise

En partenariat avec la bibliothèque Marcel Gotlib du Vésinet. https://www.boucledesmediatheques.fr


100 Leçons de Littérature : masterclass de Maryline Desbiolles

Lundi 25 novembre 2019, 100 élèves du lycées ont accueilli la femme de lettres Maryline Desbiolles à l’occasion de l’une des 100 Leçons de Littérature organisées par la Région. Pour encourager la rencontre des jeunes avec les œuvres, la Leçon donnée par M. Desbiolles a invité à découvrir son imaginaire, son travail d’écriture, ses lectures, ses sources d’inspiration, son regard sur la littérature.


Calligramme "madeleine de Proust" avec les titres des romans de Maryline Desbiolles

Reportage sur les Leçons de littérature

En partenariat avec la bibliothèque Marcel Gotlib du Vésinet. https://www.boucledesmediatheques.fr/recherche/simple/expressionRecherche/Maryline+Desbiolles/tri/%2A