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Prix l’Attrap’coeur

lundi 13 mars 2017, par Mme Chagnon

PRIX LITTÉRAIRE L’ATTRAP’CŒUR 2018

Le prix littéraire l’Attrap’cœur est organisé pour la dixième année consécutive dans des classes de seconde de lycées des Yvelines (Louise Weiss à Achères, Louis de Broglie à Marly, Le Corbusier à Poissy, Alain au Vésinet et Evariste Galois à Sartrouville) sur le modèle du Prix Goncourt des Lycéens.
Les élèves doivent lire quatre livres et élire le prix l’Attrap’cœur pour l’année scolaire 2017-2018.
Les livres soumis à la lecture des classes sont des romans (publiés en édition de poche) contemporains sélectionnés par les professeurs de lettres et les documentalistes participant au projet :

  • Gaël Faye, Petit Pays
  • Pierre Lemaitre, Trois jours et une vie
  • Olivier Bourdeaut, En attendant Bojangles
  • Maylis de Kérangal, Dans les rapides

Deux élèves représenteront chaque classe pour la délibération du jury. La délibération et l’annonce du prix se feront lors de la Rencontre générale des classes fin janvier 2018, au lycée Evariste Galois de Sartrouville. Chaque classe présentera un travail (lecture, film, exposition…) devant l’assemblée des élèves.

Un prix de la critique littéraire est également organisé.
Il est demandé à chaque classe d’écrire une critique sur le livre de son choix. Un jury constitué d’enseignants et professionnels du livre élit la meilleure critique. L’annonce du prix de la critique a lieu lors de la rencontre en janvier. La classe auteur de la critique lauréate recevra une récompense.


Attrap’cœur 2017

Les élèves qui ont participé à l’Attrap’coeur vont continuer l’année scolaire en tant qu’apprentis auteurs en suivant les ateliers d’écriture de l’auteur en résidence au lycée, Sylvie Tanette : http://www.lyc-alain-vesinet.ac-versailles.fr/spip.php?article66


- La cérémonie de remise du prix s’est déroulée avec des élèves très attentifs dont on a pu sentir l’investissement dans le projet.
- Le lauréat du prix Attrap’coeur 2017 est Eldorado de Laurent Gaudé.
- Le prix de la meilleure critique est allé à la classe du lycée Jean-Baptiste Poquelin.

Lire l’article du Parisien :
http://www.leparisien.fr/le-vesinet-78110/sartrouville-saint-germain-les-lyceens-aussi-ont-leur-prix-litteraire-27-02-2017-6717417.php

Les représentants des classes argumentent sur le choix de leur roman préféré

Les 27 élèves du lycée qui participent au prix littéraire lycéen l’Attrap’cœur 2017 ont fini leurs lectures et sont prêts pour le vote qui aura lieu au lycée Evariste Galois le 27 février. Ils ont également écrit collectivement une critique littéraire sur le roman de leur choix afin de participer au prix de la critique.
Les livres soumis à la lecture des classes sont des romans (publiés en édition de poche) sélectionnés par les professeurs de lettres et les documentalistes participant au projet. Cette année :

  • Adichie, Chimamanda Ngozi. L’hibiscus pourpre ;
  • Zenatti, Valérie. Jacob Jacob ;
  • Kalouaz, Ahmed. Après la peine ;
  • Zalberg, Carole. Feu pour feu ;
  • Gaudé, Laurent. Eldorado ;
  • Alcoba, Le bleu des abeilles.

La délibération et l’annonce du prix se font lors de la Rencontre générale des classes au lycée Evariste Galois de Sartrouville. Chaque classe présente son travail devant l’assemblée des élèves et on procède également à la remise du prix de la meilleure critique.

- Lire la critique écrite collectivement par les élèves de l’enseignement d’exploration sur le roman de leur choix : Feu pour feu.

Feu pour feu

Prix Attrap’coeur 2016

C’est la classe du lycée Alain qui a reçu le prix de la critique pour sa critique de Rosy & John, le roman lauréat du prix Attrap’coeur 2016, prix remis le 8 février 2016 lors de la rencontre interlycées au lycée Evariste Galois de Sartrouville.

Voici le texte écrit collectivement par les élèves :

Critique du roman Rosy & John de Pierre Lemaître

Course contre la montre pour l’amour d’une mère

Un suspense intense, des personnages attachants, une histoire remplie d’émotions

Cet amour, c’est celui, démesuré, que porte John à sa mère Rosy et qui va nous entrainer dans une histoire familiale compliquée mêlant crime et enquête.
Rosy et John est le quatrième roman mettant en scène le commandant Verhœven. Après Travail soigné, Alex et Sacrifices, on retrouve le génie de Pierre Lemaitre dans ce roman glaçant rappelant l’attaque de Charlie Hebdo et le carnage du Bataclan.
Après un attentat à Paris, John, le poseur de bombes, a élaboré un plan minutieusement préparé pour faire libérer sa mère, Rosy, qui a pourtant tué sa petite amie. Il réclame aux autorités la libération de Rosy ainsi qu’une importante somme d’argent et un avion pour l’Australie ou une bombe explosera toutes les vingt-quatre heures pendant cinq jours. Rien ne permet de le croire : Camille Verhœven se retrouve face à un dilemme : adhérer aux exigences de John ou faire le pari que celui-ci bluffe.
Nous nous focalisons sur les trois jours importants, ces trois jours où le lecteur ainsi que le policier essaient de résoudre l’affaire. La négociation entre Camille et John et le récit des dernières vingt-quatre heures nous tiennent en haleine jusqu’au point final.
Les personnages sont réalistes, humains ; Camille Verhœven, le personnage principal, est un protagoniste plein d’humour et d’ironie ; il conduit avec détermination son enquête jusqu’au bout. L’auteur a réussi à donner à John une folie innocente qui nous touche et nous émeut ; celui-ci est prêt à tout pour la liberté de sa mère, quitte à perdre sa propre vie. Quant à Rosy, possessive jusqu’à en devenir meurtrière, elle fascine par l’emprise qu’elle a sur son fils.
Des personnages psychologiquement travaillés, attachants et complexes, une écriture simple, un suspense insoutenable ; tels sont les ingrédients de ce roman qui parvient à réunir deux thèmes pourtant opposés, la tendresse et la violence. La fin, abrupte, inattendue et poétique à la fois nous laisse bouche bée ; l’intégralité du récit prend son sens et nous comprenons enfin le véritable objectif de John.

- Lire l’article du Parisien sur la remise du prix : http://www.leparisien.fr/poissy-78300/sartrouville-le-coup-de-coeur-litteraire-des-lyceens-08-02-2016-5527071.php

Rendez-vous au lycée Evariste Galois de Sartrouville le 8 février 2016 pour le vote et la remise du prix !

Les six romans de la sélection sont chacun illustrés ci-dessous par une photo ou un dessin réalisés par les élèves : Lien Esidoc

  • Cinq femmes chinoises
    Paru en 2014 aux éditions Gallimard par Chantal Pelletier

Portraits de cinq femmes face à la dureté des conditions sociales dans la Chine contemporaine.

  • En mer
    Paru en 2014 aux éditions 10-18 par Toine Heijmans et Danielle Losman

Lassé par son quotidien, Donald prend trois mois de congés pour naviguer sur son voilier. Lors de sa dernière étape, sa fille de sept ans l’accompagne. Une nuit, Donald découvre avec horreur qu’elle n’est plus sur le bateau.

  • Home
    Paru en 2013 aux éditions 10-18 par Toni Morrison et Christine Laferrière

Sud des Etats-Unis, années 1950, Frank Money, un jeune vétéran noir de la guerre de Corée, veut retrouver Cee, sa soeur malade.

  • Réparer les vivants
    Paru en 2015 aux éditions Gallimard par Maylis de Kerangal

Trois jeunes gens ont un accident de voiture. Simon, 19 ans, est déclaré en état de mort cérébrale. Ses parents sont confrontés au don d’organes et au parcours d’une transplantation.

  • Le collier rouge
    Paru en 2015 aux éditions Gallimard par Jean-Christophe Rufin

Un an après la fin de la première guerre mondiale, un juge militaire doit interroger un ancien poilu, arrêté pour comportement anarchiste lors d’un défilé patriotique.

  • Rosy & John
    Paru en 2014 aux éditions Librairie générale française par Pierre Lemaitre

Jean Garnier a tout perdu : son travail, sa petite amie et sa mère qui est en prison depuis peu. Jean cache sept bombes dans Paris, elels doivent exploser toutes les 24 heures. Après la première explosion, il se rend à la police et exige la libération de sa mère.

Prix Attrap’coeur 2015

LE ROMAN LAUREAT DU PRIX ATTRAP’COEUR 2015 EST LA PETITE CLOCHE AU SON GRELE DE PAUL VACCA.

LE PRIX DE LA CRITIQUE REMIS PAR LE JURY EST ATTRIBUE A LA CLASSE DE 2DE7 DU LYCEE ALAIN.


Photo : L’élève représentant le groupe d’Enseignement d’exploration Littérature et société du lycée Alain lit la critique écrite avec ses camarades.

Vendredi 6 mars 2015, proclamation des résultats du vote des classes pour le roman de leur choix, et remise du prix de la critique en présence des membres du jury.
Les livres soumis à la lecture des classes sont les romans (publiés en édition de poche) sélectionnés par les professeurs de lettres et les documentalistes participant au projet :

  • Mathias Enard, Rue des voleurs ;
  • Hélène Gestern, Eux sur la photo ;
  • Anne Bragance, Passe un ange noir ;
  • Lyonel Trouillot, Yanvalou pour Charlie ;
  • Paul Vacca, La petite cloche au son grêle ;
  • Julie Otsuka, Certaines n’avaient jamais vu la mer.

Deux élèves représentent chaque classe pour la délibération du jury. La délibération et l’annonce du prix se font lors de la Rencontre générale des classes au lycée Evariste Galois de Sartrouville. Chaque classe présente son travail devant l’assemblée des élèves.

Un prix de la critique littéraire est également organisé. Il est ainsi demandé à chaque classe d’écrire une critique sur le livre de son choix. Un jury constitué d’enseignants et professionnels du livre élit la meilleure critique. L’annonce du prix de la critique a lieu lors de la rencontre. La classe auteur de la critique lauréate recevra une récompense.

Critique du roman de Paul VACCA, La Petite cloche au son grêle, Livre de poche, 2008. Par les élèves de 2de7 de Mme Rio-Pispisa.

La petite cloche de l’enfance

« Je ne sais pas encore à quel point ce livre va changer notre vie » …

Ce livre capable de bouleverser une vie, c’est A la Recherche du temps perdu de Marcel Proust, qui va enchanter la vie très ordinaire d’un jeune garçon de treize ans – le narrateur à la première personne, qu’on peut imaginer être Paul Vacca enfant. Fils unique et chéri d’un couple de cafetiers dans un village du nord de la France, celui-ci s’empare un jour par hasard d’un livre oublié sur l’herbe par Sandra Maréchal, une chanteuse lyrique dont il est secrètement amoureux. C’est d’abord pour entrer dans le monde de cette femme que l’adolescent se met à lire Du côté de chez Swann : « Ce n’est pas un livre, c’est son livre. Ce ne sont pas que des phrases, ce sont les phrases qu’elle a lues, son regard les a parcourues, sa bouches les a prononcées. […] Je sens que j’ai sous les yeux la clef qui me permettra, enfin, de pénétrer dans le monde mystérieux des femmes ». Mais bientôt, c’est avec sa mère, dont il est très proche et qui rêve de le voir devenir écrivain, que le jeune garçon va se prendre de passion pour l’univers proustien. Alors que Swann et Odette s’incrustent dans les conversations familiales, le père, peu porté sur la littérature, se sent exclu et craint même que son fils devienne, comme Proust, de « la jaquette flottante » au lieu d’être comme lui amateur de football.

Paul Vacca utilise Proust et la nostalgie proustienne comme fil conducteur pour nous parler de la famille, du lien fusionnel entre une mère et son fils, de la maladie et surtout du pouvoir de la littérature. En effet, ce petit monde qui paraît au premier abord idyllique cache tant bien que mal une vérité douloureuse : Paula, la mère du narrateur, est atteinte d’une maladie incurable qui ne sera jamais nommée et qui finira par l’emporter. Auparavant, le père et le fils unissent leurs efforts pour faire plaisir à Paula en lui organisant une série de surprises : un week-end au Grand Hôtel de Cabourg sur les traces de Proust, une séance de lectures au café avec Pierre Arditi, l’acteur préféré de la mère, et enfin une mise en scène de l’œuvre proustienne jouée par les habitants du village sur lequel s’est abattue une véritable « Proustmania ».

Longtemps après la mort de sa mère, le narrateur retourne un jour au bar-tabac qui, jadis nommé « Chez nous », n’appartient plus à sa famille. Le tintement de la petite cloche lui procure l’effet de la madeleine proustienne : « Le passé a surgi et m’a donné la force d’écrire ». On comprend alors le sens du titre et du mode de narration de ce roman qui est tout entier adressé à un « tu » comme un hommage rendu à la mère disparue, dont le rêve de voir son fils écrivain est ainsi accompli.

Très facile à lire, ce roman est plein d’émotions : entre compassion, nostalgie, tristesse, joie et découverte de l’amour, chaque page est une bouchée de madeleine, rythmée au son de la petite cloche de l’enfance. En célébrant les liens fusionnels d’une petite famille, l’auteur démontre aussi la capacité de l’être humain à rebondir malgré les épreuves douloureuses, grâce aux petits bonheurs quotidiens.

Certains lecteurs jugeront que l’histoire n’est pas toujours palpitante et présente quelques invraisemblances. Mais en cent soixante-trois pages, Paul Vacca rend modestement hommage à un grand auteur et aux plaisirs de la lecture, accessibles à tous, comme il le fait dire au personnage de la libraire : « Lire c’est aller vers l’inconnu, c’est chercher à découvrir de nouveaux mondes, à percer de nouvelles énigmes … Sans garantie de succès. D’ailleurs, on ne fait jamais le tour d’un livre, on n’épuise jamais la totalité de son mystère. C’est même peut-être ce qui nous échappe qui est le plus important… »


Prix Attrap’coeur 2014

Sartrouville, le 6 février 2014 : Attribution du prix 2014

Le roman élu par les classes est Montedidio d’Erri De Luca.

La seconde 9 du lycée Alain reçoit le prix de la critique pour sa critique du roman d’Eric Faye, Nagasaki, rédigée à partir des travaux collectifs des élèves.

« Quelqu’un s’était servi. Or je vis seul. »

Tel est l’inquiétant constat qui bouleverse la vie routinière de Shimura-San, un météorologue quinquagénaire et célibataire de Nagasaki : lui qui n’a jamais rencontré l’imprévisible s’aperçoit que, de jour en jour, des aliments disparaissent discrètement de son réfrigérateur. En plaçant une caméra de surveillance dans sa cuisine qu’il épie alors depuis son poste de travail, il découvre qu’une femme vit en clandestine chez lui et la fait arrêter par la police. L’enquête révélera que cette inconnue est une chômeuse de longue durée, âgée de cinquante-huit ans, sans ressources ni famille ni logement, qui vivait depuis un an chez Shimura-San, se cachant dans un placard dès que celui-ci franchissait le seuil de son pavillon.

Romancier français, Eric Faye s’est inspiré de cet étrange fait divers, rapporté dans divers journaux japonais en 2008. Court roman ou longue nouvelle, Nagasaki (2010) est construit en deux parties : la première est racontée par Shimura-San, tandis que la seconde rapporte la version de l’intruse dont on ne connaîtra jamais le nom. A sa sortie de prison, elle écrit une lettre à Shimura-San pour lui révéler que sa maison était celle où elle avait vécu enfant. Ayant perdu ses parents à l’âge de seize ans, dans un accident de voiture provoqué par un éboulement, elle était devenue militante d’extrême-gauche pour protester contre l’alliance du Japon avec les Etats-Unis, puis avait sombré dans la drogue : « l’éboulement poursuivait son œuvre plus lentement, souterrainement. »

Le changement de narrateur nous permet de confronter les deux versions de l’histoire et de nous identifier successivement aux deux personnages. Leur solitude nous touche, ainsi que leur mélancolie. Shimura-San se présente dès la première ligne comme « un quinquagénaire déçu de l’être si tôt et si fort » et déclare « Sans vouloir exagérer, je ne suis pas grand-chose ». De même, l’inconnue a le sentiment de « n’être rien » puisque personne ne la voit ni ne s’inquiète de sa disparition. Ces deux êtres auraient peut-être pu finir par vivre ensemble au grand jour et pourtant Shimura vendra sa maison tandis que l’intruse retournera à sa vie de sans-abri.

Le suspens est intéressant tout au long de l’histoire, qui commence comme un récit fantastique alors qu’il s’agit d’un roman réaliste. Au vu de la brièveté de l’ouvrage et d’une fin en suspens, le lecteur reste peut-être sur sa faim mais ressent désormais le besoin de vérifier minutieusement le contenu de son frigidaire avant de quitter son chez-soi.

Blog « L’Attrap’coeur »

Retrouvez en ligne le blog du prix littéraire interlycées auquel participent les élèves de l’enseignement d’exploration "Littérature & société" de Mme BOYER.

- Pour lire leur textes : http://blog.crdp-versailles.fr/lattrapcoeur2014/


Prix littéraire L’Attrap’coeur 2012-2013


- Le roman élu en 2013 par les classes participant à l’Attrap’coeur est :
Danbé, d’Aya Cissoko et Marie Desplechin.

- Le prix de la critique est attribué à la classe de Madame Le Peutrec, lycée Evariste Galois à Sartrouville.

- La critique écrite par la classe de Mme Rio-Pispisa sur Danbé  :

Comment résister aux traumatismes ? Comment encaisser les coups du sort et trouver en eux, ou malgré eux, une force de vie ?
Danbé (Calmann-Lévy, 2011), le récit autobiographique d’Aya Cissoko écrit avec la collaboration de Marie Desplechin, raconte une de ces formes de résistance. Née en 1978 à Paris dans une famille immigrée du Mali, Aya Cissoko a été sacrée championne du monde de boxe anglaise en 2006, avant de bénéficier d’une bourse d’études à Sciences Po. Elle révèle dans ce livre, écrit à la première personne et au présent, les deuils et les épreuves qui ont jalonné son parcours.

Durant son enfance, qu’elle décrit d’abord comme une « période d’une extrême douceur » malgré la misère, Aya va perdre son père et sa petite sœur en 1986 dans l’incendie criminel qui détruit l’immeuble de la rue de Tlemcen, où ils vivaient à six dans quinze mètres carrés. Onze mois plus tard, le plus jeune des enfants, Moussa, meurt de méningite. Alors qu’elle est très marquée par ces disparitions, Aya se voit accusée par sa mère d’être « un diable » coupable d’avoir « mangé les petits », selon une croyance disant que « les enfants qui meurent ont été tués par celui qui les précède ».

Pourtant, c’est auprès de sa mère, Massiré, qu’Aya a appris la morale du « danbé », ce mot malinké qu’on pourrait traduire en français par « dignité » : « le danbé ne nous demande ni obéissance ni même volonté. Il doit nous imprégner, nous modeler assez profondément pour s’imposer à nous ». En faisant du Danbé le titre de son livre, Aya Cissoko rend hommage à cette mère courage, « une excellente stratège » qui « tient debout » et qui « encaisse » les deuils, la pauvreté, les critiques du reste de la famille, et aussi la maladie rénale qui l’obligera à subir une greffe. Plus tard, Massiré acceptera et se réjouira que sa fille devienne « une autre qu’elle » en se trouvant une voie singulière.

Très jeune, Aya a en effet découvert la boxe : plus qu’un sport, c’est pour elle un moyen de lutter contre l’adversité et les préjugés, une leçon de vie et de résistance. « Boxer me prouve, à longueur d’entraînement, que j’existe ». Remarquée par ses entraîneurs, Aya est à douze ans championne de France, puis du monde à vingt-huit. Parallèlement, elle alterne échecs et succès scolaires, occupe des postes de caissière ou de comptable. Blessée sur le ring, elle doit renoncer définitivement à la boxe en 2007 sous peine de rester paralysée. Désemparée mais non vaincue, Aya poursuit son combat en travaillant au sein d’associations, en reprenant ses études et en écrivant son histoire. En lisant Danbé, leçon de vie et de courage, on pense autant à l’héroïne du film de Clint Eastwood, Million Dollar Baby, qu’au concept de « résilience » popularisé par le neurologue Boris Cyrulnik, cette « capacité à réussir, à vivre, à se développer en dépit de l’adversité ».


Rencontre des élèves avec Valentine Goby : janvier 2013

- Compte-rendu par les élèves sur le blog de l’Attrap’coeur :
http://blog.crdp-versailles.fr/attrapcoeur2013/index.php/

Rencontre des élèves avec Alain Blottière : décembre 2012


Quelques propos d’Alain Blottière relevés par les élèves du lycée Alain

Lors de la rencontre avec Alain Blottière, les élèves ont été marqués par certains des propos de l’auteur du Tombeau de Tommy :

- Alain Blottière a rencontré les membres de la famille de Tommy.

- Il a des amis égyptiens.

- Il n’écrit que des romans sur l’adolescence car c’est la période qui l’intéresse le plus.

- Il s’identifie entièrement au réalisateur dans le roman.

- Alors qu’il était en route pour le Mont-Valérien, on l’a appelé pour lui dire qu’on avait retrouvé la dernière lettre de Tommy et on lui a lue.

- Il ne préfère aucun des romans dont il est l’auteur, à l’image d’un père qui ne préfère aucun de ses enfants.

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Questionnaire

1. Comment et pourquoi êtes-vous devenu écrivain ? (Adèle)

2. Les livres que vous avez écrits ont-ils tous été publiés ? (Quentin)

3. Parmi tous vos livres, quel est celui que vous préférez ? (Jules)

4. Avez-vous une autre activité professionnelle ? (Léa)

5. Qu’est-ce qui vous a donné l’idée d’écrire Le Tombeau de Tommy et pourquoi avoir choisi le personnage de Thomas Elek, plutôt qu’un autre membre des FTP-MOI ou un autre jeune résistant ? (Noémie)

6. Avez-vous eu des difficultés à rassembler toutes les informations nécessaires pour écrire l’histoire de Tommy et du groupe Manouchian ? (Julia)

7. Combien de temps vous a-t-il fallu pour écrire ce roman ? (Clifford)

8. Pourquoi les membres des FTP-MOI restent-ils moins connus aujourd’hui du grand public que d’autres figures de résistants tels que Jean Moulin ? (Anaïs)

9. Vous écrivez p. 82 : « L’héroïsme n’est pas nécessairement une chevalerie, encore moins une sainteté ». A quelles conditions est-on un héros, selon vous ? (Louis)

10. Auriez-vous souhaité vivre à l’époque de Thomas Elek ? (Bertrand)

11. Comment vous est venue l’idée de raconter l’histoire de Tommy à travers le récit du tournage d’un film fictif ? (Emma)

12. Lors de l’écriture du roman, pensiez-vous tenter plus tard la réalisation du film qui y est décrit ou en proposer la réalisation à un cinéaste ? (Pierre)

13. Pourquoi Gabriel est-il hanté par Thomas ? (Romane)

14. Si vous aviez prolongé l’histoire de Gabriel après le tournage du film, qu’auriez-vous imaginé ? (Carla)

15. A quel personnage du Tombeau de Tommy ressemblez-vous le plus ? (Romain O.)

16. Quels sentiments avez-vous éprouvés durant l’écriture de ce roman ? (Joséphine)

17. Quels sont les différents sens que vous donnez au titre Le Tombeau de Tommy  ? (Kevin)

18. Si vous deviez réécrire votre roman, changeriez-vous quelque chose ? (Karelle)

19. A quelles critiques de votre roman, lors de sa publication, avez-vous été le plus sensible ? (Margot)

20. Vous écrivez p. 64 ( à propos de l’officier nazi qui commande une omelette à Hélène et lui serre la main alors que l’affiche « Entreprise juive » a été collée sur la porte du restaurant) « La vérité des hommes est toujours plus belle, plus mystérieuse que la fiction convenue » : est-ce que cette phrase détermine votre travail de romancier ? (Lisa)

21. Que pensez-vous du film de Guédiguian, L’Armée du crime ? (Thomas)

22. En quoi consiste le film de Philippe Fréling On l’appelait Tommy et quel a été votre rôle dans la réalisation de ce film ? (Alexandre)

23. On nous a dit que votre dernier roman, Les Rêveurs, confrontait à nouveau deux adolescents. Pourquoi ce choix et quel regard portez-vous sur notre génération d’adolescents ? (Justine)

24. Comment vous êtes-vous intéressé au « jeu du foulard » ? Qu’est-ce que cette pratique révèle quant aux enfants et adolescents d’aujourd’hui, selon vous ? (Théo)

25. Comment avez-vous découvert l’Egypte et pourquoi aimez-vous ce pays ? (Vincent)

26. Certains de vos livres sont-ils publiés en Egypte ? (Paul)

27. Avez-vous assisté aux événements du « Printemps arabe » ? (Robin)

28. Comment les Egyptiens que vous connaissez vivent-ils l’évolution actuelle des événements (Gérémy) ?

29. Préparez-vous un nouveau livre ? (Romain B. )

30. Quels sont vos romanciers ou romans préférés ? Vous ont-ils influencé dans l’écriture de vos propres livres ? (Rayann)

31. Quels romans aimiez-vous durant votre adolescence ? (Antoine)

32. Quels romans pourriez-vous conseiller à un adolescent d’aujourd’hui qui n’aimerait pas beaucoup lire ? (Jean-Baptiste)

Critique du roman d’Alain Blottière, Le Tombeau de Tommy, par la classe de 2nde 9 (Enseignement d’exploration Littérature et Société) du Lycée Alain, Le Vésinet.

Comment Thomas Elek est-il devenu un héros ?

C’est ce qu’Alain Blottière nous raconte dans Le Tombeau de Tommy, roman dans lequel nous découvrons l’histoire d’un réalisateur, le narrateur, cherchant à faire un film sur un jeune héros méconnu de la résistance. Grâce à un minutieux travail de recherche historique, à travers les archives ou les mémoires d’Hélène, la mère de Thomas, cet ouvrage reconstitue l’histoire du groupe résistant les FTP-MOI dirigé par Missak Manouchian pendant l’Occupation allemande et, plus particulièrement de Thomas Elek, notre personnage principal (Tommy pour ses proches), un jeune résistant juif hongrois, qui avait de grandes ambitions et qui éprouvait le besoin de faire ses preuves en « délivrant » la France. On y découvre alors un personnage mystérieux chez qui se mêlent amour et noirceur et qui n’hésite pas une seconde à tout abandonner pour suivre ses propres convictions. Il est notamment décrit par l’auteur comme un personnage très élégant et fier qui, malgré ses occupations risquées, prend soin de son apparence, ce qui suscite même une sorte de jalousie autour de lui.

L’écriture est très originale ; la narration alterne avec brio entre l’histoire de Thomas, le jeune résistant, membre du Groupe Manouchian, et le tournage du film de la vie de ce dernier. Le lecteur est emmené tantôt dans le passé, avec l’histoire des résistants étrangers, tantôt dans le présent, où le narrateur tente de raconter cette histoire en la mettant en images. Le réalisateur est donc en quête de son héros, son Thomas Elek. C’est par hasard qu’il rencontre un jeune homme qui lui fait penser à Thomas, Gabriel. Le jeune garçon s’engage dans une aventure à laquelle il ne s’était pas préparé mais qui lui était apparemment destinée... Il devient acteur.

Les deux histoires, celle du passé et celle du présent, nous tiennent. On veut finir le livre et apprendre ce que deviennent les deux héros. Si le lecteur est entraîné par l’histoire de Tommy, c’est parce qu’il s’attache à Gabriel qui peu à peu se fond avec le personnage qu’il incarne. Jusqu’où cette confusion pourra-t-elle aller ? Au fil de l’histoire, on s’inquiète pour Gabriel, on a peur qu’il finisse tragiquement comme Tommy. Nous nous identifions d’autant plus aux deux personnages qui n’en font qu’un qu’ils ont le même âge que nous.

A travers ce roman, nous en apprenons plus sur la guerre qui a eu lieu en France, sur la vie des résistants, sur leur passion de la liberté, mais au-delà, c’est une histoire qui nous est livrée, une histoire avec des émotions fortes ou cachées, des vérités révélées et des peurs accentuées par l’angoisse, le froid et la torture.

Sélection :

Le Tombeau de Tommy d’Alain Blottière

Ce que je sais de Vera Candida de Véronique Ovaldé

Nulle et grande gueule de Joyce Carol Oates

Ru de Kim Thuy

L’échappée de Valentine Goby

Danbé de Marie Desplechin et Aya Cissoko

Participants :
- Enseignement d’exploration de seconde : la classe de Mme Boyer
- Français seconde : la classe de Mme Rio-Pispisa

Le blog :
http://blog.crdp-versailles.fr/attrapcoeur2013/index.php/


Prix littéraire L’Attrap’coeur 2011-2012 remis le 26 janvier 2012

Le roman élu est Le Soleil des Scorta de Laurent Gaudé.

Dans le cadre de l’enseignement d’exploration "Littérature et société" de 2de8, 16 élèves du lycée participent au prix littéraire interlycées l’Attrap’coeur.

Liste des romans de la sélection :

- Adam, Olivier. Je vais bien, ne t’en fais pas. Pocket

- Constantine, Barbara. Tout petit Tom tout petit homme Tom. LGF (Livre de poche)

- Djemaï, Abdelkader. Le Nez sur la vitre. Seuil (Points)

- Gaudé, Laurent. Le soleil des Scorta. J’ai lu

- Lessing, Doris. Le cinquième enfant. LGF (Le Livre de poche)

- O’Farrel, Maggie. L’étrange disparition d’Esme Lennox. 10/18

Rencontre au lycée avec un écrivain : A. DJEMAI

Les élèves de 2de 8 ont rencontré l’écrivain Abdelkader Djémaï au CDI du lycée et ont pu l’interroger sur son travail avant de pratiquer un atelier d’écriture sous sa direction.

Questions :

Michelin Xavier et Garcia Bruno

1) Est-ce que ce roman a une dimension autobiographique ?

2) Qu’est ce qui vous a poussé à écrire ?

3) D’où vous vient votre inspiration ?

4) Quelles sensations éprouvez vous lorsque vous écrivez ?

5) Quelles études avez-vous faites ?

6) Est-ce qu’écrire est une passion pour vous ?

7) Est-ce que ce roman vous a pris du temps à écrire ?

8) Pourquoi avez-vous eu envie d’écrire ce livre ?

REYNAUD, Elodie

1) D’où vous vient l’inspiration pour écrire ?

2) L’histoire de ce livre est-elle inspirée de faits réels ?

3) Quand avez-vous voulu devenir écrivain ?

4) Est-ce que vous écrivez un livre aujourd’hui,

5) Quel livre avez-vous préféré écrire ?

6) Quels écrivains sont vos modèles ?

ARNAUD Marine

1) Pourquoi il n’y a pas de dialogue ? Quel est l’effet recherché ?

2) Est-ce que c’est tiré d’une histoire vraie ?

3) Ecrivez vous autres d’autre genre que des romans ? Si oui , quel genre préférez vous ?

4) D’où vient votre inspiration ?

5) Avez-vous eu du mal à écrire ce roman ?

6) Avez-vous pris du temps à l’écrire ?

BOUCHARD Léa, HUGON Fanny, HUX Camille, ZORINEAU Alexandre

1) d’où vient l’idée de cette histoire ?

2) pourquoi ne pas avoir mis de dialogue ?

3) pourquoi un livre aussi court ?

4) pourquoi êtes-vous devenu écrivain ?

Rencontre avec Nils C. Ahl

Dans le cadre de l’enseignement d’exploration Littérature et Société consacré au prix littéraire l’Attrap’cœur, les élèves de seconde 8 ont rencontré, mardi 29 mai 2012, le critique littéraire au Monde des livres Nils C. Ahl.

Auteur, traducteur et critique, Nils C. Ahl a parlé non seulement de son métier mais aussi des enjeux de la critique littéraire, en abordant des aspects concrets aussi bien que théoriques.

- Nils C. Ahl écrit pour Le Monde.
http://abonnes.lemonde.fr/livres/

- Il est l’auteur d’un Dictionnaire des séries télévisées paru en 2011.

- Il fait partie du comité du Prix de l’inaperçu. http://www.prixdelinapercu.fr/

Il a aussi choisi, traduit et adapté pour l’Ecole des loisirs des :
- Contes norvégiens
- Contes danois
- Contes inuits


Attrap’coeur 2010 : un livre numérique réalisé par la classe de Mme Rio

Cliquer sur le livre pour l’agrandir et le feuilleter :


L’Attrap’coeur 2008-2009-2010

Prix littéraire L’Attrap’coeur 2009-2010

- Remise du prix le mardi 2 février à Sartrouville

Le roman lauréat est Lignes de faille de Nancy Huston

Les cinq lycées des Yvelines qui participent - le Lycée Evariste Galois de Sartrouville (organisateur du Prix), le Lycée Jeanne d’Albret de St-Germain-en-Laye, le lycée Poquelin de St-Germain-en-Laye (qui nous rejoint), le Lycée Louise Weiss d’Achères et le Lycée Jules Ferry de Conflans - ont fait leur choix parmi les six titres de la sélection 2009-2010.

Liste des romans :
Le Ventre de l’Atlantique de F. Diome
Dans la foule de L. Mauvignier
Le Dernier frère de N. Appanah
Riz noir de A. Moï
La Petite fille de M. Linh de P. Claudel
Lignes de faille de N. Huston

La proclamation du lauréat et celle du prix de la meilleure critique se sont suivies d’un pot de l’amitié en présence de tous les participants.

Le prix de la critique a été décerné à la Seconde B du Lycée Louise Weiss d’Achères, pour sa critique du Dernier frère de Natacha Appanah.

- Voir les photos sur le site du lycée E. Galois : http://www.lyc-galois-sartrouville.ac-versailles.fr/spip/spip.php?article233


- Pour lire les écrits des élèves d’Evariste Galois, Sartrouville, à propos du prix 2009-2010 :
http://www.lyc-galois-sartrouville.ac-versailles.fr/spip/spip.php?article218

- Sortie : la classe de seconde qui participe au prix ira assister à l’enregistrement de l’émission de critique littéraire Le Masque et la Plume diffusée sur France Inter tous les dimanches à 20h10.

- Le 12 octobre 2009 : annonce à la classe de seconde participante des six nouveaux titres de la sélection. La bonne marche de ce projet nécessite la participation active de tous : élèves, documentalistes, professeurs de la classe et parents. Les élèves ont beaucoup de lectures à faire seuls, et il faut les y encourager.


Remise du prix littéraire L’Attrap’coeur 2008-2009

Du 23 octobre 2008 au 13 janvier 2009, les élèves de 2de 6 et 2de 7 se sont chargés d’élire le prix littéraire interlycées L’Attrap’cœur 2009 avec d’autres élèves de 2de de quatre lycées des Yvelines : le Lycée Evariste Galois de Sartrouville (organisateur du Prix), le Lycée Jeanne d’Albret de St-Germain-en-Laye, le Lycée Louise Weiss d’Achères, le Lycée Jules Ferry de Conflans.

Le jeudi 13 janvier 2009, nos deux classes de 2de ont retrouvé au lycée Evariste Galois de Sartrouville les autres classes qui ont participé au prix pour nommer le lauréat. Les représentants de chaque classe ont délibéré à huis-clos pour départager les six titres en lisse.
La joueuse de Go de Shan Sa (2001)
La mort du roi Tsongor de Laurent Gaudé (2002)
Farrago de Yann Apperry (2003)
Un secret de Philippe Grimbert (2004)
Magnus de Sylvie Germain (2005)
Contours du jour qui vient de Léonora Miano (2006)

Le roman lauréat est La Joueuse de go

Deux élèves de 2de 6 dans un slam sur les six romans :

La Joueuse de go,
C’est pas du pipot
Moi je l’ai lu,
Et ça m’a plu

Le lieu du récit,
C’est la Mandchourie
Remonte dans le temps
La place des 1000 vents.

Les joueurs sont là face à leur damier
L’étudiante qu’à froid n’a aucune pitié.
Toutes ces parties, elle les a gagnées
Mais c’quelle ignore encore
C’est qu’elle va s’faire dépasser
Par un japonais, déterminé.

Contour du jour qui vient
Un roman, plus que bien
Le lieu c’est l’Mboasu
Tu t’demandes ptêt c’est où ?
Une petite fille abandonnée
Par sa mère quand elle était bébé
Son but c’est d’essayer,
De la retrouver.

J’te présente un ourson
J’te présente un garçon
Une épopée dramatique
Mais un livre, fantastique.

Un décès, un secret
Il ne sait pas ce que c’est
Va-t-il le découvrir
Ca dépend de son avenir.

Y a aussi l’roi Tson-Gor
Il doit être tué
Connaitra-t-il la mort,
Que va-t-il se passer ?

Si vous voulez la suite
Va falloir lire vite
Parce que c’est un peu long,
Mais c’est génial sinon

Enfin ya Farrago
De Yann Apperry
mais que dire en un mot ?
On n’a pas fini.

Ce slam est dédié
Au prix inter lycées
Si vous avez aimé
Faut vous manifester.

Livres utilisés (dans l’ordre du slam) :
La Joueuse de go,
Contour du jour qui vient,
Magnus,
Un Secret,
La mort du Roi Tsongor,
Farrago
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